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de 2002 à 2010

Anne Souyris, porte-parole des Verts pour les Régionales 2004 en Île-de-France

"Régionales 2004 : Nous devons relever le défi"

"Nous ne devons pas nous contenter de repeindre la chambre des enfants en vert, en laissant les autres pièces en rose..."

lundi 8 mars 2004

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Chers camarades ou plutôt chers amis,... comme on dirait chez les Verts,

Je sais que nous allons réussir cette campagne parce que nous avons tous la même volonté :

  • Faire barrage à cette droite qui nous gouverne.
  • Faire gagner des idées qui permettront, à terme, de construire une

société capable d’allier au lieu de séparer, de voir loin au lieu de

marcher à reculons, bref, d’en finir avec les politiques à courte vue.

Mon pari aujourd’hui est qu’ensemble, nous allons pouvoir incarner ce

dont l’Ile-de-France a le plus besoin, je parle d’adopter une nouvelle

logique : une logique de rupture, une logique qui lie intimement

responsabilité, solidarité et respect de l’environnement...une logique qui

met donc au cœur, l’écologie politique.


Copé, c’est le candidat malgré Sarkozy, le candidat aux dents qui rayent

le parquet mais pas les rails de ce trawmay qu’il refuse de construire.

C’est aussi celui qui veut poursuivre en Ile-de-France la politique

menée en France. Il y a de quoi s’inquiéter : démantèlement de l’aide

médicale d’Etat, allocations de chômage en peau de chagrin, accès réduit

à la CMU, retraites et sécurité sociale en danger, lois d’exclusion et

de stigmatisation envers les jeunes, les prostitué-es, les gens de

voyages...

Quant à Santini, quel est cet homme politique sans programme assumé, se

reposant sur sa seule image ?

Les deux frères ennemis sont les représentants d’une droite bien trop

occupée à faire persister l’ordre social de leurs privilèges. L’UMP

comme l’UDF à la Région, c’est le retour des pratiques affairistes.

Souvenez-vous, ce n’est pas si loin, de la rénovation des lycées

d’Ile-de-France : ils n’ont pas changé.

Le meilleur exemple de cette absence de changement, c’est encore Cécilia

Sarkozy : c’est Nicolas qui annonce qu’elle ne serait pas candidate en

Ile-de-France sous prétexte de ses devoirs familiaux. Quelle lamentable

excuse pour ne pas s’associer à une défaite annoncée ! Quelle image de

la femme cet homme nous donne une fois de plus !

Pendant ce temps là, les Marine Le Pen et consort profitent de toutes

les situations politiques, et dans l’ombre, s’arme pour les scrutin.


Face à ces dangers, mon pari est d’incarner ce dont l’Ile-de-France a le plus besoin, je parle bien sûr du renouvellement.

Il y a urgence pour nos concitoyens :

L’Ile-de-France, par sa position de région capitale, concentre à elle

seule tous les maux de notre société ultra-libérale, ultra-concurrentielle, ultra-productiviste.

La réalité de la vie quotidienne dans notre région, c’est passer trois

heures par jour dans les embouteillages ou bien courir après un train ;

c’est pour des milliers de jeunes enchaîner les petits boulots à côté de

ses études pour se payer un studio très cher ; c’est la pollution qui

accélère la mort de centaines de personnes chaque année ; c’est de

l’autre côté du périph des cités enfermées entre l’autoroute et la voie

ferrée, abondonnées par la force publique ; c’est aussi la réalité des

discriminations, que la tourmente identitaire voudrait nous faire

oublier.

L’Ile-de-France - cette région si riche, la plus riche d’Europe- reste

profondément inégalitaire, où les pauvres peuvent contempler les riches

de l’autre côté du RER.

Notre défi à tous pour ces élections, c’est de reconquérir la confiance de ces centaines de milliers de personnes oubliées, voire malmenées par

les politiques gouvernementales, car c’est ceux-là qui n’ont pas cru en

la gauche en 2002.

Nous devons relever le défi :

C’est ce que nous faisons. Oui, le contrat passé entre les Verts et la

gauche est le signal fort du renouvellement dans notre région.

Avec l’alliance entre le Parti Socialiste et les Verts, nous venons de

sortir de trente ans de vieille union de la gauche, aux couleurs et aux

idées dépassées par les changements radicaux qu’a connu la société

française. Nous entrons dans une nouvelle ère, avec une gauche

renouvelée - par la présence des Verts.

Voilà pourquoi nous ne devons pas nous contenter de repeindre la chambre des enfants en vert, en laissant les autres pièces en rose.

Il s’agit de mettre en œuvre un projet de rupture, pour ancrer les

politiques du Conseil Régional dans l’action et surtout dans

l’innovation. A fortiori parce que les compétences de la Région vont

s’accroître de manière importante. Le droit à l’expérimentation de

nouvelles politiques publiques permettra aux élus régionaux d’avancer

plus vite, mais surtout d’insuffler de nouvelles politiques au niveau

national, voire de donner l’exemple, comme ce fut le cas pour la

gratuité des manuels scolaires, politique lancée par l’Ile-de-France et

maintenant reprise dans plus de la moitié des régions.


Aujourd’hui, dans ce nouveau cadre, les Verts ont proposé de faire de

l’Ile-de-France la première éco-région d’Europe.

La canicule de l’été dernier et ses milliers de victimes, les

inondations à répétition, les alertes à l’ozone toujours plus fréquentes

ont profondément accéléré la prise de conscience chez nos concitoyens.

La crise écologique est bel et bien là, et il est urgent d’agir.

Pour répondre à cette réalité, nous proposons d’intégrer une logique de

développement soutenable dans toutes les politiques publiques

régionales.

Oui, je sais, tous les candidats parlent de développement durable. Si

l’on en croit Roselyne Bachelot, le développement durable, ca

consisterait à éteindre la lumière en sortant d’une pièce ... Non, sortons

dès maintenant de ces mesures tellement insuffisantes qu’elles en sont

dérisoires, sortons de cette politique qui ne repose que sur la bonne

volonté de chacun sans jamais impliquer les collectivités et les

entreprises, finissons en avec cette politique de pièces jaunes de

l’écologie !

Le développement soutenable se trouve ici, dans le projet de la gauche

et des Verts : aides aux entreprises conditionnées par le respect de

critères écologiques et sociaux, soutien aux équipements utilisant les

énergies renouvelables, transports en communs non polluants et

accessibles à tous... et ce n’est qu’un aperçu.

Mais prenons un exemple : Quand la région Ile-de-France finance à

Montreuil la réhabilitation de logements HLM aux normes de

Haute-Qualité-Environnementale, cela permet certes de protéger

l’environnement, mais cela permet surtout de donner un cadre de vie

radicalement différent à des populations auxquelles on pense trop

souvent en termes de survie : matériaux non toxiques, réduction

drastique des nuisances sonores, attention aux paysages, aux

orientations des logements dans l’environnement urbain ou rural.

C’est une politique essentielle : parce que c’est là que commence

l’égalité des chances, parce que c’est là aussi que la sécurité pour

tous peut se construire.

Autre exemple, nous prévoyons la construction de toits solaires à grande

échelle : cela va permettre de faire baisser les charges de milliers de

locataires.

Dernier exemple enfin : l’électrification de la ligne Paris-Bâle va

permettre de libérer les poumons de plus de 50 000 personnes !


Cette politique, nous voulons la mener aujour d’hui dans notre région.

Pourtant, le bilan de notre majorité est satisfaisant. Mais les

alliances à répétition entre la droite et le Front National ont empêché

nombre de nos projets. Enfin, ne nous glorifions pas des points positifs

acquis, concentrons-nous sur ce qu’il faut faire maintenant.

Nous avons la responsabilité de faire vivre notre union pendant la

campagne, - et après - ;) et au delà, de permettre à des milliers

d’électeurs perdus entre l’abstention et le Front National de retrouver

le chemin des urnes et un sens à leur vote.


Entre-nous, autant être clair : nous ne gagnerons pas cette élection

avec de vagues compromis !

Il faudra avoir le courage dire que la vidéo-surveillance, pas plus

qu’un policier à l’intérieur d’une école, n’a jamais protégé personne,

ni fait baisser la délinquance ; il faudra avoir le courage de dire que

ne pas soutenir la construction d’un troisième aéroport en Ile-de-France

va permettre de financer un redéploiement des flux de circulation vers

le rail et de développer les aéroports déjà existants à Nantes, Lyon ou

Lille.

Il faudra être fier de d’abandonner le Charles-de-Gaulle-Express, pour

permettre de rénover le RER B.

Il faudra aussi, et ça n’est pas accessoire, savoir se battre pour que

l’espace public régional soit autre chose qu’une grande affiche

publicitaire. La réunion d’un panel citoyen ce soir est un premier pas

pour faire participer les franciliens à la vie de leur propre

territoire. Demain, allons plus loin et créons par exemple dans le métro

des lieux d’expression au lieu de poursuivre en justice les anti-pub !


Je sais que Jean-Paul Huchon est un homme de consensus, il l’a montré en

proposant un bon accord aux Verts, tout en leur proposant une juste

place.

Mais je sais aussi qu’il est un candidat de combat.

Combat pour faire de la politique autrement, en faisant vivre une

démocratie régionale véritablement participative.

Combat pour redonner espoir à des quartiers entiers, brisés par vingt

ans de chômage et de crise environnementale.

Combat pour que l’éco-région ne soit pas un slogan mais une réalité pour

l’Ile-de-France d’ici 6 ans.

Combat pour porter ce que nous voulons tous : la victoire de la gauche

et des Verts en Ile-de-France.


Anne Souyris, porte-parole des Verts pour les Régionales 2004 en Île-de-France
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