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INVITATION

CICA de mardi 15 novembre à 18h15 sur la propreté et le bruit

lundi 14 novembre 2011

Agir concrètement en faveur de l’environnement - la question de la place de l’automobile dans Paris 6e
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Que peut être l’écologie dans le 6e ?

L’écologie, c’est mieux vivre dans son milieu. Dans un environnement complètement urbain, c’est évidemment très différent de ce que cela peut être ailleurs. Pourtant, trois points noirs s’imposent comme des évidences :

Le bruit La carte du bruit dressée par l’observatoire du bruit à Paris (sur internet : www.paris.fr et ci-après) montre comment notre situation centrale se paie sur le plan du bruit : Saints-Pères, Raspail, Rennes, St-Germain, St-Michel battent des records, de jour comme de nuit. Le 6e est significativement plus bruyant que la moyenne : 5e sur 20 !

La pollution Lors de la sinistre canicule de 2003, la pollution d’origine automobile a causé plusieurs milliers des victimes. Chaque année, ce sont plusieurs centaines de citadins dont la vie est ainsi abrégée (pour reprendre les termes froids des études). Plus visible, combien de nos enfants souffrent-ils de difficultés respiratoires ? Les chiffres dépassent l’entendement : 100 à 200 tonnes par km2 et par an d’oxydes d’azote (principalement provoqués par les transports), 75 000 à 100 000 tonnes par km2 et par an de dioxyde de carbone ; 1 000 tonnes par km2 et par an de monoxyde de carbone (source : Airparif).

La circulation Les trois-quarts des propositions émises dans les six conseils de quartier du 6e traitent des moyens de réguler la présence automobile : toujours plus de feux tricolores, de potelets, de panneaux. Etre piéton aux heures de pointe chaque jour, un samedi ou un vendredi soir est presque une épreuve. Qui n’a pas été coincé avec une poussette, ou même son caddie de retour de courses, par des voitures mal garées ou des étalages ou des terrasses envahissants ? Qui n’a pas eu peur, pour ses enfants ou pour lui-même, en traversant les rues de transit (Assas, Vaugirard, Rennes…) ou les boulevards ? Rue Madame, il a fallu deux dos d’âne pour sécuriser le passage. L’école de la rue Littré, coincée entre la rue de Vaugirard et la rue de Rennes, est tristement classée parmi les dix secteurs les moins sûrs pour l’accès aux écoles à Paris.

Quelles solutions proposent les Ecologistes ?

Le point commun à ces trois problèmes est l’automobile. Pour autant, il n’y a pas de solution magique ou autoritaire possible : si la moitié des parisiens n’a pas de voiture, il n’est pas envisageable d’empêcher l’autre moitié d’en user. Il n’est pas non plus imaginable d’empêcher qui que ce soit de profiter de notre extraordinaire concentration de richesses culturelles ou commerciales (ces dernières de façon parfois excessive). Le fondement de l’écologie est la concertation, loin des diktats que l’on nous prête parfois. C’est dans la discussion, l’explication que nous arriverons à résoudre les contradictions de la vie en ville : laisser le quartier ouvert sans étouffer ses habitants, avoir une vie de quartier malgré les dizaines de milliers de visiteurs.

En pratique, cela veut dire : moins d’espace consacré à la circulation privée, au profit des transports publics, des vélos et des piétons. Des trottoirs plus larges, adaptés aux poussettes et aux flots des fins de semaines, des fêtes de fin d’année ou des soldes. La fin de la logique des pénétrantes haussmanniennes, qui ne servent plus qu’à rabattre au centre de Paris des véhicules dont leur propriétaire lui-même ne sait plus quoi faire. La première tranche des travaux rue de Rennes va permettre de redistribuer l’espace public en faveur des parisiens les moins polluants.

Les fausses solutions La multiplication des feux tricolores est une fausse solution : elle incite les conducteurs à accélérer. Qui n’a pas pesté contre les automobilistes qui forcent le passage à l’orange, voire au rouge ? La vraie solution, c’est de faire de toutes les rues du 6e des voies 30 km/h (maxi). La tolérance des 2 roues motorisées sur les trottoirs n’est plus acceptable : leur place est dans les garages et les parkings souterrains.

EELV Paris 6e


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