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La souffrance au travail, une fatalité ?

Réunion-débat du 19 Février

dimanche 21 février 2010

Des intervenants captivants et un débat passionné avec la salle sur un sujet difficile mais essentiel : la souffrance au travail.
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Réunion-débat

Europe Ecologie Île-de-France, Cécile Duflot tête de liste

"La souffrance au travail, une fatalité ?"

Avec les candidats d’Europe Ecologie pour l’Île-de-France :

  • Robert Lion tête de liste à Paris, ex-président de Greenpeace France
  • Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional, candidate dans le 92
  • Caroline Mecary, avocate, coprésidente de la fondation Copernic, candidate dans le 94
  • Stéphane Gatignon, tête de liste 93, maire de Sevran
  • Agnès Gaubert, économiste, EDHEC, candidate à Paris animera la réunion

Intervenants experts :

  • Sabrina Lomel, psychologue et Cédric Girault, assistant médico-social, Réseau prévention main,
  • Brigitte Font le Bret, psychiatre,
  • Monique Crinon, sociologue,
  • Anne Rambach, scénariste, coauteure avec Marine Rambach (candidate à Paris) des Intellos précaires,
  • François Desriaux, fondateur d’ANDEVA et rédacteur en chef de Santé et Travail,
  • Cédric Girault, assistant médico-social,
  • et la participation de syndicalistes et de salariés de sociétés du secteur des télécoms.

Le constat est sans appel : le travail peut faire souffrir, rendre malade et entraîner dans la mort.

Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, les maladies professionnelles explosent (multipliées par 4 entre 1996 et 2005) et la plupart ne sont pas reconnues comme accidents du travail.

Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.

Cette situation est le résultat de politiques d’entreprise, tant privées que publiques, pour lesquelles les rémunérations salariales sont des coûts à compresser et non des richesses à préserver.

La sous-traitance et l’intensification du travail fragilisent le tissu salarié et sa capacité d’organisation démocratique. Et l’inspection du travail, comme la médecine du travail, sont loin d’avoir les moyens d’assurer leurs missions. Mourir au travail (accidents, suicides), vivre handicapé-e et précaire suite à un accident au travail, survivre malade de l’amiante, de cancers, de TMS, autant d’atteintes à la dignité humaine qui sont insupportables.

Ce n’est pas une fatalité !

L’action a déjà permis des avancées significatives dans le domaine de la santé au travail mais face au démantèlement de tout ce qui touche à ce domaine (médecine et inspection du travail, Code du travail) et aux attaques afin d’ imposer les accidentés du travail sur leurs allocations d’invalidité, c’est l’ensemble de la société qui est concernée. C’est un autre modèle de développement qu’il faut promouvoir : un modèle qui remette l’humain au centre des préoccupations.

Voilà pourquoi nous vous invitons à croiser des regards de syndicalistes, d’associatifs et de politiques


Photos de Vincent Berville, utilisables dans le cadre de la licence Creative Common, dans un cadre non-commercial et avec citation de l’auteur.
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