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VIDEOSURVEILLANCE

Conseil de Paris : la vidéo-surveillance promet un long débat lundi

Josette Michy | AFP | 19 nov 2009

jeudi 19 novembre 2009

Le débat sur l’extension de la vidéosurveillance promet d’être long et houleux lundi au conseil de Paris, les Verts, alliés du maire socialiste Bertrand Delanoë mais opposés au projet, ayant décidé de présenter "1.000 amendements contre 1.000 caméras".
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Jeudi lors d’une conférence de presse, les Verts se sont dits "frontalement opposés à ce projet liberticide voulu par Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy", pour justifier leur intention de déposer symboliquement un amendement par caméra nouvelle.

"C’est un projet de la droite", et "un piège" tendu à la majorité municipale, a fustigé Sylvain Garel, président du groupe Verts au Conseil.

Lundi soir, les élus parisiens devraient voter le "plan de vidéo-protection pour Paris", en fait la convention pour l’occupation du domaine de la Ville par 1.009 nouvelles caméras de surveillance mises en place par la préfecture de police.

D’ici à 2011, le "plan de vidéo-protection", érigé en priorité gouvernementale, comprendra 1.302 caméras, dont 293 sont déjà existantes. Elles s’ajouteront aux 9.500 caméras dont disposent la RATP et la SNCF sur le domaine public et aux quelque 20.000 caméras privées.

La première adjointe socialiste Anne Hidalgo a défendu jeudi le projet, appelant les élus à faire preuve de "bon sens".

Ian Brossat, pour le Parti communiste français (PCF), a annoncé de son côté que son groupe voterait contre la délibération de la mairie. Il juge ce dispositif "inefficace", citant à l’appui une étude de la police londonienne, selon laquelle 1.000 caméras permettraient d’élucider un crime par an, et estime que "l’anonymat est mis en cause".

La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme a confirmé sa "franche opposition" à ce plan, au motif que "la vidéosurveillance n’a jamais fait baisser la délinquance de manière significative".

L’ensemble du projet a déjà été rejeté par le conseil municipal du deuxième arrondissement, administré par le Vert Jacques Boutault.

Georges Sarre, adjoint MRC à la sécurité, a plaidé pour la mise en place d’un nombre de caméras "modeste mais suffisant", "un outil qui ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité", d’autant qu’il est "strictement encadré sur le plan éthique" avec un comité spécifique pour garantir les libertés (pas de visualisation de l’intérieur des immeubles, durée maximale de 30 jours pour conserver les images enregistrées sauf en cas d’enquête judiciaire).

"Il faut arrêter de crier au loup", a dit M. Sarre, affirmant que "la gauche a vocation à assurer la sécurité".

Paradoxalement, le projet de l’exécutif socialiste devrait être voté par l’UMP, qui souhaite même faire de la surenchère en demandant de porter le plan à 2.000 caméras.

De même, le Nouveau Centre devrait voter pour, tout en souhaitant "plus de police de proximité".

Le protocole d’accord entre la préfecture de police et la mairie souligne qu’il s’agit de rechercher "des gains opérationnels majeurs en matière de circulation, de sécurité routière, d’ordre public, de lutte contre la délinquance, la criminalité et le risque terroriste".

La Ville de Paris participera financièrement (cinq millions d’euros de subvention d’équipement) à l’installation des caméras de la préfecture de police, dont le coût est estimé à 25 M EUR, à raison d’une soixantaine de caméras par arrondissement en moyenne.

Le budget annuel municipal pour les actions de prévention à Paris est de 200 M EUR.

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