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CULTURE

Rencontre-débat : pour un vital’quartier culturel, le mardi 26 février

lundi 25 février 2008

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Rencontre-débat « Pour un Vital’quartier culturel », le mardi 26 février de 20h à 22h30 au cinéma « Filmothèque Quartier Latin » 9 rue de Champollion Paris 5e

Préservons les cinémas d’art et d’essai et les librairies de quartier, développons la diversité de l’art et de la création !

Mardi 26 février de 20h à 22h30 au cinéma « Filmothèque Quartier Latin » 9 rue Champollion Paris 5e

Avec Laurent Audouin et Louis Jouve, Candidats des Verts 5e et 6e

et Corinne Rufet, conseillère régionale Verte d’Ile-de-France, Chargée des lieux de création artistique et présidente de la commission du film d’Île-de-France Frédéric de Beauvoir, élu du 12e, responsable du comité de pilotage de « l’Atelier en commun » Philippe Steinmetz, ancien président du Centre d’Animation Saint-Michel Jean-Marie Caplet, directeur du cinéma l’Arlequin

L’imagination au Pouvoir : Paris a besoin des Verts !

Le quartier latin doit sa renommée à ses innombrables lieux culturels : le tiers des librairies parisiennes, les principaux éditeurs français, l’essentiel des cinémas d’art et d’essai et la majeure partie des galeries d’art... Mais ces lieux sont menacés par l’évolution de l’immobilier, et faute de soutien, le foisonnement culturel du quartier s’est affaibli.

Ensemble, redonnons vie à l’identité culturelle et intellectuelle du quartier latin ! Pour atteindre cet objectif, nous vous proposons d’agir autour de 4 priorités :

  • maintenir les lieux de culture (librairies, cinémas d’art et d’essai) en mettant en oeuvre un « Vital’quartier » (garantir des loyers maîtrisés aux lieux artistiques et culturels) ;
  • rendre accessible l’espace public aux manifestations culturelles et artistiques (œuvres d’art éphémères, cinémas en plein air, manifestations associatives) ;
  • créer des équipements publics (maison pour tous, maison des associations, lieu pour artistes type ruche...) et adapter les horaires des équipements publics existants en prenant soin d’y affecter des effectifs humains appropriés ;
  • faciliter l’installation des étudiants dans le quartier (logements étudiants, co-location intergénérationnelle).

Une vision écologique de la culture repose sur l’échange et le partage, le développement de l’imaginaire et de la création, le soutien à la diffusion et aux lieux d’interaction. Nous souhaitons promouvoir une politique publique de la culture orientée vers l’action artistique et le développement culturel. Pour cela, nous voulons infléchir les politiques culturelles uniquement centrées sur la recherche du prestige, les effets de communication et les logiques de consommation.

Nous défendons une politique municipale et départementale de soutien à l’emploi et à l’insertion des artistes et des techniciens du secteur, favorisant les expressions créatrices de tous les citoyens, ouvrant des espaces d’expérimentations artistiques, promouvant la diversité des cultures, et revalorisant les pratiques amateurs.

Créativité, diversité, proximité : quelques mesures phares

Un Vital’quartier culturel pour les acteurs culturels indépendants Nous soutiendrons tant les espaces de diffusion (cinémas indépendants, librairies, lieux d’exposition, petites salles de spectacle) que les médias associatifs non commerciaux : radios, télés, forums, revues, réseaux de diffusion. Le vital’quartier culturel permettra de racheter les murs de locaux commerciaux, de reprendre des baux, ou de remobiliser des locaux situés en pieds d’immeubles appartenant à la Ville, afin de les réaffecter à des commerces ou des entreprises culturelles. Un programme d’animation culturelle accompagnera ce travail commercial.

Respecter et mettre en valeur la diversité des cultures

Appuyons-nous sur les artistes, le foisonnement des pratiques culturelles des étudiants de nos universités (ex. : Censier), celle de nos associations (ex. : Soy Création La Cuisine, Lyre et Muses...) et les pratiques des habitants (ex. : Foyer des jeunes travailleurs). Nous privilégierons un tourisme culturel diffus dans les quartiers, à la découverte d’un Paris pluriel, ouvert sur le monde (ex. : projet chambre d’hôtes). Une carte culture valable toute l’année pour les jeunes et étudiants, chômeurs et précaires, facilitera l’accès aux lieux et aux biens culturels et à l’offre permanente ou éphémère.

Implanter des espaces de création partagés

Des ateliers d’artistes de type « ruche » seront ouverts à toutes les disciplines, en mettant l’accent sur la mutualisation et la possibilité de résidence sans objectif de rentabilisation. Pour faire vivre ces lieux, la création de coopératives de production et de diffusion sera facilitée. Ce projet répondra notamment aux besoins des artistes des « Lézarts de la Bièvre ». Une réflexion particulière sur l’absence de lieux pour certaines disciplines sera engagée : jazz , BD....L’espace public sera redistribué afin de rendre vivant ce quartier.

Développer les moyens des associations

Les propositions des associations en relation directe avec les habitants et porteuses de projets solitaires ou collectifs seront soutenues. Nous souhaitons mettre à disposition des espaces polyvalents ouverts à des pratiques multiples pour de petits groupes d’amateurs. Des moyens de communication seront offerts : affichage associatif et culturel (repris sur l’affichage commercial), développement des espaces libres d’expression, soutien des médias associatifs, non commerciaux (radios, télévisions, revues...). Nous souhaitons la simplification du système de subvention et la gestion déconcentrée des démarches.

Ambition et pragmatisme dans la gestion des affaires culturelles

Nous souhaitons une augmentation conséquente du budget de la culture (10% du budget de la ville) avec une large autonomie conférée aux arrondissements. Les partenariats public/privé doivent être encadrés, les recours aux sponsors limités car la culture doit se développer dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Une réflexion doit être lancée sur l’empreinte écologique de la culture, son évaluation étant obligatoire pour les structures et projets subventionnés. Nous nous engageons à ce que tout établissement ou projet recevant des subsides de la ville, assure une juste rémunération des artistes et techniciens. Des bourses d’aide à la création pour les jeunes artistes seront développées.

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